Simulateur PTZ 2026 : montant, tranche et différé
Le prêt à taux zéro se calcule avec un barème zonal, pas national : la même famille, avec les mêmes revenus, change de tranche selon qu'elle achète à Lyon ou en Creuse. Ce simulateur applique le barème officiel issu du décret du 29 mars 2025, la règle du revenu retenu, les deux plafonds légaux, et vous donne le plan de financement complet avec le prêt principal.
Simulez votre prêt à taux zéro
Barème en vigueur pour les offres émises jusqu'au 31 décembre 2027.
Ce que le PTZ finance depuis avril 2025
Entre 2023 et mars 2025, le prêt à taux zéro avait été refermé sur le neuf collectif en zone tendue. Le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 a rouvert le dispositif : toutes les zones, tous les logements neufs, maisons individuelles comprises. La prolongation court jusqu'au 31 décembre 2027.
La réouverture n'est pas symétrique pour autant. La maison individuelle est bien redevenue éligible, mais avec des quotités réduites de moitié par rapport à l'appartement — 30 % au lieu de 50 % en tranche 1, et 10 % au lieu de 20 % en tranche 4. L'intention politique est lisible : rendre l'accession possible en zone rurale sans encourager l'étalement pavillonnaire.
Les quatre tranches, zone par zone
C'est le point que la plupart des simulateurs manquent : les seuils de tranche ne sont pas nationaux. Un quotient de 24 000 € place un ménage en tranche 2 à Paris, en tranche 3 à Rennes et hors barème dans un village de la Nièvre.
| Quotient jusqu'à | Zone A bis / A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| Tranche 1 | 25 000 € | 21 500 € | 18 000 € | 15 000 € |
| Tranche 2 | 31 000 € | 26 000 € | 22 500 € | 19 500 € |
| Tranche 3 | 37 000 € | 30 000 € | 27 000 € | 24 000 € |
| Tranche 4 | 49 000 € | 34 500 € | 31 500 € | 28 500 € |
| Au-delà | Non éligible au PTZ | |||
Beaucoup de simulateurs appliquent partout la grille de la zone A, dont le plafond est de 49 000 € par part. En zone C, le plafond réel est de 28 500 €. Un couple à 55 000 € de revenu retenu affiche un quotient de 36 667 € : éligible en zone A, hors barème en zone B1, B2 et C. Vérifiez toujours la zone de votre commune avant de vous projeter.
Le quotient s'obtient en divisant le revenu retenu par le coefficient familial, qui n'est pas le quotient familial fiscal :
| Personnes au foyer | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 et + |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Coefficient | 1 | 1,5 | 1,8 | 2,1 | 2,4 | 2,7 | 3 | 3,3 |
Le revenu retenu et la règle du coût divisé par 9
Le revenu qui sert au PTZ n'est pas votre revenu fiscal de référence. C'est le plus élevé de deux montants.
Revenu retenu = max ( RFR N-2 ; coût de l'opération ÷ 9 )
Puis quotient = revenu retenu ÷ coefficient familial, comparé aux seuils de votre zone
La seconde branche joue le rôle d'un plancher. L'administration considère qu'on ne peut pas acheter un bien à 270 000 € en déclarant 20 000 € de revenus : elle impute alors un revenu de 30 000 €. Cette règle est loin d'être anecdotique — elle fait basculer de tranche les ménages qui achètent au-dessus de leur niveau de revenu apparent, typiquement lorsqu'un apport familial important vient compléter le financement.
Couple en zone B1, RFR de 36 000 €, achat d'un appartement neuf à 270 000 €. Avec le seul RFR, le quotient serait de 24 000 € et la tranche 2, donc 40 % de quotité et 8 ans de différé. Mais 270 000 ÷ 9 = 30 000 €, supérieur au RFR : le revenu retenu devient 30 000 €, le quotient 20 000 €… qui reste en tranche 1. Ici la règle améliore la situation. À l'inverse, un RFR de 44 000 € donnerait un quotient de 29 333 € — tranche 3, avec seulement 2 ans de différé.
Quotités et plafonds d'opération
La quotité est le pourcentage du coût d'opération financé à taux zéro. Elle dépend de la tranche et du type de logement, jamais de la zone.
| Type d'opération | Tranche 1 | Tranche 2 | Tranche 3 | Tranche 4 |
|---|---|---|---|---|
| Appartement neuf | 50 % | 40 % | 40 % | 20 % |
| Maison individuelle neuve | 30 % | 20 % | 20 % | 10 % |
| Ancien avec travaux (B2 et C) | 50 % | 40 % | 40 % | 20 % |
Cette quotité ne s'applique pas au prix du bien mais au coût d'opération plafonné. Le plafond vaut une valeur de base propre à la zone, multipliée par le coefficient familial, avec un écrêtement à cinq personnes.
| Plafond d'opération | 1 pers. | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. et + |
|---|---|---|---|---|---|
| Zone A bis / A | 150 000 € | 225 000 € | 270 000 € | 315 000 € | 360 000 € |
| Zone B1 | 135 000 € | 202 500 € | 243 000 € | 283 500 € | 324 000 € |
| Zone B2 | 110 000 € | 165 000 € | 198 000 € | 231 000 € | 264 000 € |
| Zone C | 100 000 € | 150 000 € | 180 000 € | 210 000 € | 240 000 € |
Le PTZ maximal théorique est donc de 180 000 € : 360 000 € de plafond en zone A pour un foyer d'au moins cinq personnes, multipliés par une quotité de 50 % en tranche 1 sur un appartement neuf.
Différé et durée : le calendrier réel
Pendant le différé, aucune mensualité de capital n'est due sur le PTZ — seule l'assurance emprunteur reste à régler. Puis le remboursement démarre, par mensualités constantes de capital, sans le moindre intérêt.
| Tranche | Différé | Remboursement | Durée totale |
|---|---|---|---|
| Tranche 1 | 10 ans | 15 ans | 25 ans |
| Tranche 2 | 8 ans | 12 ans | 20 ans |
| Tranche 3 | 2 ans | 13 ans | 15 ans |
| Tranche 4 | Aucun | 10 ans | 10 ans |
En tranche 4, le PTZ se rembourse sur 10 ans, sans différé. Un PTZ de 40 000 € représente alors 333 € par mois dès la première échéance, qui s'ajoutent au prêt principal dans le calcul des 35 %. Les simulateurs qui affichent 25 ans de remboursement pour cette tranche divisent la mensualité par deux et demi — et font passer pour finançable un dossier qui ne l'est pas.
Le lissage, ou la mensualité qui ne bouge pas
Un PTZ avec différé crée un problème de profil : la mensualité est basse pendant huit ou dix ans, puis grimpe d'un coup. Le HCSF regarde le taux d'effort le plus élevé, et le ménage subit une marche qu'il n'avait pas anticipée.
Les banques résolvent cela par le lissage, aussi appelé prêt à paliers : le prêt principal est modulé pour que la mensualité totale reste constante. L'emprunteur paie davantage de capital sur le prêt principal pendant le différé, puis l'échéance du prêt principal s'allège exactement au moment où celle du PTZ démarre.
Le budget devient prévisible et le taux d'effort est le même sur toute la durée, ce qui facilite l'accord bancaire. Le prêt principal amortissant plus vite au début, le coût total des intérêts baisse légèrement. Le simulateur affiche les deux profils côte à côte : c'est la version lissée que votre banque vous proposera.
Les deux plafonds qu'on oublie
Le plafond d'opération est le plus connu. Le second l'est beaucoup moins, et il surprend les acheteurs bien dotés en apport.
Le PTZ ne peut pas excéder le total des autres prêts de plus de 2 ans
Autrement dit : PTZ ≤ (coût de l'opération + frais − apport) ÷ 2
Un couple achetant un appartement à 250 000 € en zone B1 peut prétendre à 81 000 € de PTZ. S'il dispose de 150 000 € d'apport, il ne lui reste que 106 250 € à emprunter frais compris : son PTZ tombe alors à 53 125 €. Mécanisme logique — le PTZ est une aide à l'accession, pas une subvention à l'épargne déjà constituée — mais rarement signalé avant le rendez-vous bancaire.
Le PTZ dans l'ancien avec travaux
Le PTZ ancien reste cantonné aux zones B2 et C. Trois conditions s'y ajoutent, dont une fréquemment passée sous silence.
| Condition | Exigence |
|---|---|
| Zone | B2 ou C uniquement |
| Part des travaux | Au moins 25 % du coût total de l'opération |
| Performance énergétique | Classe D minimum au DPE après travaux |
| Délai de réalisation | 3 ans à compter de l'émission de l'offre |
L'exigence de DPE est décisive : elle écarte les biens classés F ou G qu'une rénovation de confort ne suffirait pas à faire remonter jusqu'en D. Ce n'est pas une formalité mais un chiffrage à faire réaliser avant de signer le compromis, en cohérence avec le calendrier d'interdiction de location qui frappe déjà les passoires thermiques.
Cas pratique chiffré
Situation : deux personnes, RFR 2024 de 45 000 €, apport de 30 000 €, prêt principal sur 20 ans à 3,40 %, assurance à 0,30 %.
- Coût ÷ 9 = 27 778 €, inférieur au RFR → revenu retenu 45 000 €
- Quotient : 45 000 ÷ 1,5 = 30 000 € → tranche 3 en zone B1 (seuil 30 000 €)
- Plafond d'opération : 135 000 × 1,5 = 202 500 €, inférieur au prix
- Quotité appartement neuf en tranche 3 : 40 % → PTZ de 81 000 €
- Durée : 2 ans de différé puis 13 ans, soit une mensualité de 519 €
- Prêt principal : 145 250 € sur 20 ans
- Intérêts évités sur le montant du PTZ : 30 744 €
Un quotient supérieur de 1 € aurait basculé le dossier en tranche 4 : quotité de 20 %, PTZ divisé par deux à 40 500 €, et remboursement sur 10 ans sans différé. Les effets de seuil sont brutaux — d'où l'intérêt de vérifier son quotient avant de finaliser un dossier.
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❓ Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du PTZ en 2026 ?
Trois conditions cumulatives. Être primo-accédant, c'est-à-dire ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédentes. Destiner le logement à sa résidence principale, occupée dans un délai d'un an. Et disposer d'un revenu retenu inférieur au plafond de sa zone : pour une personne seule, 49 000 euros en zone A et A bis, 34 500 euros en zone B1, 31 500 euros en zone B2 et 28 500 euros en zone C. Ces plafonds sont multipliés par le coefficient familial, qui va de 1 pour une personne seule à 3,3 pour huit personnes et plus. Depuis le 1er avril 2025 le dispositif couvre tout le territoire et tous les logements neufs, maisons individuelles comprises, jusqu'au 31 décembre 2027.
Quel revenu la banque retient-elle pour calculer le PTZ ?
Pas simplement le revenu fiscal de référence. Le revenu retenu est le plus élevé des deux montants suivants : le revenu fiscal de référence de l'année N-2 du ménage, ou le coût total de l'opération divisé par 9. Cette seconde branche agit comme un plancher : un ménage déclarant 24 000 euros qui achète un bien à 270 000 euros se voit retenir 30 000 euros, puisque 270 000 divisé par 9 donne 30 000. Ce revenu retenu est ensuite divisé par le coefficient familial pour obtenir le quotient, qui détermine la tranche. Ignorer cette règle conduit à surestimer la quotité et la durée du différé.
Quelles sont les quotités du PTZ en 2026 ?
La quotité est la part du coût d'opération financée à taux zéro. Pour un logement neuf collectif, c'est-à-dire un appartement, elle s'élève à 50 % en tranche 1, 40 % en tranches 2 et 3, et 20 % en tranche 4. Pour une maison individuelle neuve, elle est nettement réduite : 30 % en tranche 1, 20 % en tranches 2 et 3, et 10 % en tranche 4. Le PTZ dans l'ancien avec travaux suit le barème du neuf collectif. La quotité ne dépend pas de la zone : la zone détermine les seuils de tranche et le plafond d'opération, pas le pourcentage.
Combien de temps dure le différé de remboursement du PTZ ?
Le différé dépend de la tranche, et la durée totale du prêt aussi. Tranche 1 : 10 ans de différé puis 15 ans de remboursement, soit 25 ans au total. Tranche 2 : 8 ans de différé puis 12 ans, soit 20 ans. Tranche 3 : 2 ans de différé puis 13 ans, soit 15 ans. Tranche 4 : aucun différé et 10 ans de remboursement. Pendant le différé, aucune mensualité de capital n'est due, seule l'assurance emprunteur reste à payer. Attention à la tranche 4 : avec 10 ans seulement, la mensualité du PTZ est élevée et pèse immédiatement sur le taux d'endettement.
Le PTZ peut-il dépasser le montant du prêt principal ?
Non. Le code de la construction et de l'habitation impose que le montant du PTZ n'excède pas le total des autres prêts d'une durée supérieure à deux ans souscrits pour la même opération. Concrètement, le PTZ ne peut pas financer plus de la moitié de ce qui reste à emprunter une fois l'apport déduit. Un acheteur disposant d'un apport important voit donc son PTZ théorique écrêté : avec 150 000 euros d'apport sur une opération de 250 000 euros, il ne reste que 100 000 euros à emprunter et le PTZ est plafonné à 50 000 euros, même si le barème en autorisait 81 000.
Qu'est-ce que le lissage de prêt et pourquoi la banque le propose-t-elle ?
Sans aménagement, la mensualité totale bondit à la fin du différé du PTZ, parfois de plusieurs centaines d'euros. Le lissage, ou prêt à paliers, consiste à moduler le prêt principal pour que la mensualité globale reste constante sur toute la durée : la banque fait payer davantage de capital pendant le différé, puis allège l'échéance du prêt principal lorsque celle du PTZ démarre. L'emprunteur y gagne un budget stable et un taux d'effort lissé, ce que le HCSF apprécie. En contrepartie, le prêt principal amortit plus vite au début, ce qui réduit légèrement le coût total des intérêts.
Le PTZ dans l'ancien avec travaux, à quelles conditions ?
Il reste réservé aux zones B2 et C, les zones dites détendues. Trois conditions s'ajoutent : les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l'opération, ils doivent être réalisés dans les trois ans, et le logement doit atteindre au minimum la classe D du diagnostic de performance énergétique après travaux. Cette dernière exigence est souvent omise et écarte de nombreux biens classés E, F ou G qu'une rénovation légère ne suffirait pas à faire remonter. Les quotités sont celles du neuf collectif, soit jusqu'à 50 % du coût d'opération.
Peut-on cumuler le PTZ avec d'autres prêts aidés ?
Oui, et c'est même nécessaire puisque le PTZ ne peut jamais financer seul une acquisition. Il se cumule avec le prêt bancaire principal, le prêt Action Logement pour les salariés du secteur privé, le prêt d'accession sociale sous conditions de ressources, les prêts épargne logement issus d'un PEL ou d'un CEL, et les aides des collectivités locales. Attention toutefois : ces prêts complémentaires comptent dans le total des autres prêts, ce qui desserre la contrainte du plafond légal, mais leurs mensualités entrent toutes dans le calcul du taux d'endettement de 35 %.