Assurance emprunteur asthme et BPCO : comment s’assurer en 2026

Asthme et BPCO sont les deux pathologies pulmonaires chroniques les plus déclarées au questionnaire de santé. Les assureurs les traitent très différemment : un asthme léger contrôlé entraîne rarement plus de 15 % de surprime, tandis qu'une BPCO modérée à sévère peut imposer un examen AERAS et des exclusions ciblées.

Voici les grilles 2026 par sévérité, l'impact du tabagisme associé, la valorisation de l'observance des traitements et la méthode pour optimiser sa couverture.

À retenir

Le facteur déterminant est le nombre d'exacerbations annuelles et la nécessité de corticothérapie systémique. Asthme stable sans crise dans les 12 derniers mois et BPCO non exacerbatrice sont traités favorablement.

🫁 La sévérité de l'asthme

Intermittent

Léger
< 2 crises/sem · pas de fond

Persistant léger

+ 10-20 %
Corticoïdes inhalés faible dose

Persistant modéré

+ 25-50 %
Bithérapie ICS-LABA

Persistant sévère

AERAS
Trithérapie · biothérapie

💰 Grille de surprime selon profil

ProfilSurprime décèsITTExclusions
Asthme intermittent0 à + 10 %Pleines garantiesRares
Asthme léger persistant+ 10 à + 20 %Pleines garantiesRares
Asthme modéré stable+ 25 à + 50 %+ 25 à 50 %Pneumo parfois
Asthme sévère / hospitalisation récente+ 75 à + 150 %Exclusion pneumoAERAS
BPCO stade I (VEMS ≥ 80 %)+ 25 à + 75 %+ 50 %Pneumo parfois
BPCO stade II (VEMS 50-80 %)+ 75 à + 125 %Exclusion fréquenteAERAS niveau 2
BPCO stade III-IV ou O2AERAS niveau 3Exclusion étendueMultiples

🚭 Tabagisme et BPCO : le multiplicateur

La BPCO est dans 80 % des cas liée au tabac. Un fumeur actif avec BPCO subit un double effet : surprime tabac + surprime BPCO, qui se cumulent.

Cas concret

Stéphanie, 41 ans, asthme allergique léger persistant, sous corticoïdes inhalés à faible dose, dernière crise il y a 2 ans, EFR normales. Capital 200 000 € sur 22 ans. En délégation : surprime de +12 % sur le décès, garanties pleines. Coût total : 5 400 € vs 9 200 € en contrat groupe avec surprime forfaitaire +50 %.

✅ 4 leviers pour optimiser

1. Documenter le contrôle

Test ACT (Asthma Control Test) score > 20, EFR récentes normales, absence de corticothérapie systémique dans les 12 derniers mois : éléments qui rassurent le médecin-conseil.

2. Valoriser l'observance

Renouvellement régulier de l'ordonnance, suivi pneumologique annuel, plan d'action écrit : marqueurs de bonne prise en charge.

3. Arrêt du tabac pour la BPCO

Documenter l'arrêt du tabac au moins 12 mois avant la souscription peut faire chuter la surprime de 50 %. Levier majeur, et bénéfice médical évident.

4. Lemoine si éligible

Capital ≤ 200 000 € par tête + fin de prêt avant 60 ans = pas de questionnaire. Pathologie pulmonaire non opposable.

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❓ Questions fréquentes

Un asthme infantile résolu doit-il être déclaré ?

Si le questionnaire interroge sur les antécédents respiratoires sans limite de temps, oui. Un asthme infantile résolu depuis > 5 ans sans rechute est généralement traité sans surprime. La précision de la déclaration protège du risque de fausse déclaration.

L'allergie respiratoire saisonnière est-elle pénalisée ?

Rarement. Une rhinite allergique saisonnière isolée n'est généralement pas surprimée. C'est l'association avec un asthme persistant qui peut faire basculer.

Une hospitalisation pour crise d'asthme change-t-elle tout ?

Significativement. Une hospitalisation dans les 5 derniers ans fait basculer le profil dans une grille plus sévère, avec examen AERAS possible. L'éloignement temporel et la stabilité depuis sont valorisés.

Les biothérapies (omalizumab, mepolizumab) sont-elles assurables ?

Oui mais en AERAS niveau 2 systématique. La présence d'une biothérapie indique un asthme sévère, qui implique un examen individualisé par médecin-conseil.

Une apnée du sommeil associée aggrave-t-elle l'asthme/BPCO ?

Pour l'assureur, oui. Le cumul SAOS + pathologie respiratoire chronique majore la surprime. Mais une bonne observance des deux traitements (CPAP + corticoïdes inhalés) est valorisée.